Donner du corps au son et des oreilles aux mouvements

Stage pour musiciens improvisateurs et circassiens :

Découvrir de nouvelles écritures et dramaturgie musicale.

Dates : 23 & 24 janvier.

Langues parlés possibles : Français – Anglais – Italien

Organisé par les Noctambules

https://www.les-noctambules.com/fr/cours-stages-ateliers/donner-du-corps-au-son-et-des-oreilles-aux-mouvements-avec-julie-mondor_276.html

arenesdenanterre@free.fr

 Objectif du stage

Créer des rencontres pour sortir de la simple juxtaposition du travail du circassien et du musicien
Le musical n’est plus seulement au service du visuel, il sert la performance.
Il s’agit de trouver les modalités pour exploiter, bonifier, décupler les propriétés propres à chaque médium.
Objectifs du stage
Oser confronter musique et mouvement et découvrir ensemble de nouvelles dynamiques d’écriture.
Permettre l’élaboration de processus créatif
Donner des clés et savoir sculpter l’espace de la performance.
Créer un nouvel espace disponible, partagé fait de choix et d’indépendance reliée.
Produire du mouvement, du son, de la géométrie, de l’espace.
Acquérir de nouvelles sensibilités.
Développer l’écoute et l’analyse du son. Saisir la différence entre ouïr, entendre, écouter et percevoir.
Rechercher la polyrythmie du son et du mouvement.

 

Mise en Oeuvre

Nous chercherons la rencontre des ces deux corps de métier pour créer un troisième espace, un terrain
de jeux, sans que l’un ou l’autre soit au service. Nous inventerons de nouveaux équilibres sonores et
physiques.

Pour les musiciens improvisateurs

Comment être en lien, partager la scène sans être dans
l’illustration sonore ?
Comment être présent, sans se faire absorbé par le visuel,
au point de devenir absent à son propre corps et à
l’espace ?
L’intérêt de ce stage pour les musiciens est de tisser de
nouveaux liens entre leurs corps, la musique et
l’instrument.
Oser être présent à soi par le mouvement du corps.
Il s’agit de réactiver le corps du musicien trop souvent
oublié, dans sa richesse de sensations, d’écriture dans
l’espace et de dialogue avec le circassien
Le corps
Quand le musicien est en scène il ne sait pas que son
corps donne a voir beaucoup d’informations autres que
musicales. Comment prendre conscience de celle-ci ?
La posture à l’instrument, cette forme inscrite entre
habitude et exigence technique, pouvons-nous en sortir ?
La questionner ? L’observer ? En prendre conscience pour
s’ouvrir à d’autres corporalités ?
L’espace
Sur scène comment s’ouvrir à tout l’espace ? Le regarder
dans ses détails, les ombres et les lumières ; la profondeur,
la texture des murs ? Le visiter en le parcourant et aussi
prendre avec soi toutes ces caractéristiques pour jouer
autrement.
Le son est porté par l’air, nos corps se déplace dans l’air. Et
si nous faisions voyager les deux dans l’espace.

 

Pour les circassiens

Le circadien est ivre de mouvements. La musique lui donne de
l’élan, de la vitesse, du rythme, elle l’accompagne.
Et pourtant, il ne connait pas toujours bien le musicien.
Comment l’aborder, s’immiscer dans son espace ? Peux-il le
toucher, s’approcher de son corps-son ?
Quelle relation possible entre eux avant que naissent le son et le
mouvement ? Comment de se mettre à l’écoute de son silence,
ne plus peur du silence.
La vibration
Ouvrir ses oreilles à la subtilité vivante qui vibre là, devant, à
coté, sous lui, au dessus, au loin. En quoi la texture du son, ses
dynamiques, ses formes, ses déchirements, les modes de jeux
pourraient interférer, ouvrir des brèches, des chemins nouveaux.
La résonance
il s’agit de développer des modes d’interactions avec les
musiciens, ouvrir des champs nouveaux entre résonance
musicale, corps joué et corps entendant.
Construire un vocabulaire commun, sensible, pour construire
d’autres modes de collaboration. Observer tous ces gestes
instrumentaux, comme une nouvelle grammaire à partager et /ou
à subvertir.
Ce travail permet d’ouvrir et d’affiner la perception musicale.
Nous pouvons intégrer la musique et le musicien comme point de
départ d’une écriture au plateau; réussir à traduire l’intraduisible.

Le BMC est un atout pour explorer et voyager dans les différents sens
qui nous permettent de percevoir le monde. Il permettra d’établir une
nouvelle relation à son corps, à l’effort, à l’exploit, à la résonance, à
l’espace, à la musicalité et à l’autre. Nous pourrons retrouver les liens
entre le système nerveux et le mouvement lui-même.

Programme

9 jours avec un jour de pause.

Échauffements collectifs.
Expérimentation en duo , en trio et en tutti
– Jeux avec des contraintes pour expérimenter des points
précis.
– Moments de recherche autour de l’équilibre, de physicalités
spécifiques.
– Système de relais physicalité –musique dans un parcours
continu.
– Outils d’organisation scénique spatiaux et temporels.
– Création de partitions scénographiques.